Archive pour la catégorie ‘Actualité Locale’
Le groupe Allemand Seyfert a annoncé à ses salariés la fermeture de son site jeumontois de transformation de cartons, Seyfert Transwell. Le 4 octobre prochain, les dix-sept employés de cette cartonnerie se retrouveront sur le carreau.
L’entreprise jeumontoise de transformation de cartons, Seyfert Transwell, et ses dix-sept employés, subissent le retour de bâton de la crise.
Celle-ci compte parmi ses plus gros clients les équipementiers automobiles. Or, avec la crise débutée en 2008, les commandes de caisses d’emballage en carton n’ont eu de cesse de diminuer. Suffisamment pour que la cartonnerie passe d’un bénéfice de 124 000 E en 2007 à un résultat négatif de 1 000 E en 2008, selon les chiffres fournis hier par le directeur du site jeumontois. En 2009, la tendance ne s’est pas inversée et cinq postes avaient été supprimés en juillet dernier pour « remettre l’entreprise à flot », explique le représentant du personnel, Jacky Disy, affilié à la CFDT.
Ces mauvais résultats justifient-ils la fermeture du site ? Le directeur et les représentants du personnel se posent la question. Au 31 juillet, quand les employés ont reçu leur lettre de licenciement, l’entreprise pouvait se prévaloir d’un « équilibre financier », assurait hier à La Voix le directeur jeumontois Michel-Henry Mercier. Ce dernier s’interroge donc sur la décision du siège, basé à Reims, qui reposerait sur une estimation de mauvais résultats pour 2010 et 2011. Et assure que la cartonnerie de Jeumont voit cette année ses commandes repartir à la hausse : « Aucun élément ne permet de dire qu’on sera en négatif. Leurs estimations ne prévoient que des pertes et aucun gain.
Le groupe extrapole à partir des résultats de 2009 ».
Fermeture abusive ?
Selon les représentants du personnel, plusieurs facteurs ont joué en leur défaveur. La crise, bien sûr, mais surtout le rachat par le groupe Seyfert, en décembre 2008, d’une usine de cartonnage à Libercourt, plus importante en taille et en chiffre d’affaires, Seyfert Emball : « Ils licencient ici pour embaucher là-bas. Le groupe mise sur le plus gros des deux », rapporte Jacky Disy.
Les représentants du personnel reprochent également au groupe le manque d’investissement : « Quand l’entreprise rapportait de l’argent, les investissements humains et matériels n’ont jamais été faits », poursuit le délégué CFDT, qui parle de fermeture abusive.
Si des signes avant-coureurs laissaient présager des difficultés, le directeur n’envisageait pas une fermeture totale du site : « Ils peuvent encore prévoir de centraliser les ressources entre les deux sites. Il y avait d’autres solutions avant la fermeture. » La ligne de production de Jeumont sera très certainement transférée à Libercourt, avec cinq propositions de reclassement à Libercourt et d’autres à Reims, Saint-Étienne ou en Allemagne. Ceci sans garantie, puisque les employés devront repasser un entretien d’embauche. La réunion avec le DRH du groupe se tient aujourd’hui, et doit fixer les modalités du projet de licenciement. Projet déjà perçu comme étant « le minimum légal » par un autre représentant du personnel.
En attendant le couperet, les employés ont souhaité continuer de travailler jusqu’au 4 octobre pour honorer les commandes des clients.
La concurrence asiatique aura eu raison du carnet de commandes. À Sailly-sur-la-Lys, l’entreprise textile Feutrie, spécialisée dans le drap de lit, va licencier un quart de ses salariés environ, soit 26 personnes. Neuf salariés ont également bénéficié, dans le cadre de ce plan social, d’un dispositif de reclassement. L’entreprise, implantée à Bac-Saint-Maur, avait été revendue par le géant du textile Hacot-Colombier à son actuel PDG, Francesco Italiano, au printemps dernier.
Publié le : 01/09/2010
Source : La voix du nord
Le nouveau système de lecture automatisé des plaques d’immatriculation (LAPI) ne mesure pas la vitesse, ne détecte pas les franchissements de feux rouges et n’identifie pas les conducteurs. …
Présenté hier à la gendarmerie d’Hallennes-Lez-Haubourdin par le préfet Jean-Michel Bérard, le LAPI est un dispositif de surveillance des routes… révolutionnaire !
Imaginez une C4 banalisée avec cinq caméras cachées derrière les vitres et reliées à un ordinateur. Chaque fois que la C4 croise un autre véhicule, sa plaque est filmée puis identifiée et comparée à un fichier. Si le numéro est suspect, l’ordinateur bipe et le gendarme n’a plus qu’à vérifier. Le tout à une vitesse folle : « Le système lit une plaque en huit millisecondes, assure Éric Tuloup, de la société Survision qui l’a conçu. Il peut identifier des véhicules passant jusqu’à 260 km/h. » Mieux, la « C4 LAPI » travaille de jour comme de nuit, en déplacement ou à l’arrêt, avec des autos roulant dans le même sens ou en sens inverse, devant, derrière, à gauche ou à droite. Elle peut scanner tout ce qui se promène sur une autoroute ou dort dans un parking. Rien ne lui échappe… à 5 % d’erreur près.
« C’est l’avenir ! »
Ainsi hier, la « C4 LAPI » affichait déjà 11 000 véhicules identifiés en vingt heures d’utilisation. Le colonel Régis Foher s’en félicite : « Grâce à la reconnaissance accélérée, deux gendarmes en deux jours font le travail de 108 collègues en un an. C’est l’avenir du contrôle des flux ! » L’oeil électronique et survitaminé facilite des interpellations immédiates, lorsqu’il détecte un véhicule signalé (braquage, enlèvement d’enfant, etc.).
Mais il permet surtout de remonter le temps en réalisant des « vidéosurveillances » intelligentes. Les images des véhicules identifiés sont conservées huit jours. Ainsi la voiture X avec laquelle une agression a été commise le vendredi, peut-être retrouvée sur un enregistrement LAPI réalisé le lundi avant les faits.
Le système, homologué (et sévèrement cadré) par la CNIL, doit lutter contre la criminalité organisée mais aussi sécuriser les grands événements (comme la Braderie). Cinq cents voitures-LAPI devraient bientôt rouler en France. • A. D.
jeudi 12.08.2010, 05:07 – source : La Voix du Nord
Brik Ousaïd, avenue Marceau à Lambersart, et Hafid employé chez Super Frais avenue de Dunkerque. La transformation du paysage du commerce de proximité est en marche à Lambersart et à Lomme avec l’implantation de deux magasins d’alimentation du groupe Carrefour, qui investit les centre-villes. Ce repositionnement de la grande distribution s’attaque au créneau des horaires flexibles et du dimanche, occupé jusque-là par les petits commerçants.
Ces épiceries de quartier à l’ancienne que l’on appelle familièrement « l’Arabe du coin » font partie depuis de nombreuses décennies du paysage des villes. Ce sont ces commerces ouverts à toute heure où l’on trouve l’indispensable quand les autres ont fermé leurs portes. Récemment, ils ont été élevés au titre de créateur de lien social par un ouvrage d’Alexis Roux de Bezieux et dont l’auteur de théâtre Jean-Marc Chotteau a fait un spectacle en mars à Tourcoing. Cette reconnaissance de la société enfin acquise arrive-t-elle au moment où ces petits commerçants risquent de disparaître ? La question peut se poser lorsque la concurrence vient les trouver précisément sur l’amplitude horaire qui faisait leur particularité. Deux patrons de magasins témoignent de leur inquiétude sur leurs perspectives d’avenir.
Rachid Lemouden dirige deux magasins d’alimentation générale avenue de Dunkerque et au Bois Blancs. Le Super Frais du 374 avenue de Dunkerque est ouvert 6 jours/7 de 8 h 30 à 22 h. Et ce depuis huit ans. « C’est une concurrence directe, déplore son employée Saïda. On a très bien travaillé le mois d’août de l’année dernière. Mais en ce moment c’est calme ».
Une activité dans le creux de la vague alors que le mois d’août est une période de bon chiffre d’affaires. « Dans la tête des gens, la marque Carrefour signifie que les prix sont moins chers », souligne Saïda qui affirme que « certains articles sont plus accessibles dans son épicerie ». Mais reconnaît-elle : « Il est difficile de lutter contre les centrales d’achats et globalement chez nous, c’est forcément plus cher. » Un coût qui compensait la disponibilité de ces commerçants souvent engagés dans leur job avec toute leur famille. Toutefois, nuance son collègue Hafid :« Ces enseignes font des prix sur les produits d’appels. Les autres restent chers. » Rachid observe que la « grande distribution a l’ambition de s’installer dans tous les quartiers. Les clients laissent tomber les grandes surfaces. Alors maintenant, ils veulent le monopole du commerce de proximité ».
Et ce redéploiement issu de la logique industrielle de puissants groupes qui cherchent à compenser la désaffection des centres commerciaux sans âme le rend pessimiste. Il croit savoir « que d’autres enseignes » vont suivre. « Il y a déjà un Marché plus à Lomme Bourg, un Carrefour-city avenue de la République. » Bref, un sentiment d’encerclement. « Ça fait trop », souffle Rachid ; « Tous les petits commerces vont mourir ».
La tonalité est identique chez Brik Ousaïd qui tient une alimentation générale depuis seize ans, avenue Marceau. Elle ouvre à présent de 8 h 30 à 21 h avant d’avoir été longtemps sur le créneau des 22 h. Brik ne mâche pas ses mots : « C’est la mort, ils nous tuent ». Il observe « une baisse de la clientèle des gens du quartier ». Et note qu’avenue Becquart à Lambersart, les commerces locaux, boucherie, droguerie, boulangerie disparaissent sans être remplacés ». Dans cette affaire, « on ne pense pas aux vieilles personnes », estime Brik. Celles qui viennent pour un petit article, parfois deux ou trop fois par jour. Que deviendront ces personnes très âgées qu’il imagine mal « en train de faire la queue pour une bricole ». Sans compter « la distance à pied ». Brik Ousaid parle de prendre sa retraite dans deux ans. Ce sera selon les événements et… le pire n’est jamais sûr.
PAR CAROLE MOCELLIN
Publié le vendredi 02 avril 2010 à 14h15
samedi 10.04.2010, 05:08 – La Voix du Nord
Source : Nord Eclair, La voix du nord
Herman Van Rompuy à Lille, hier : soutien de poids à l’Eurométropole
Accueil chaleureux des élus de l’Eurométropole et Pierre Lellouche, secrétaire d’État aux Affaires européennes. PHOTO PASCAL BONNIÈRE | TRANSFRONTALIER |
Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, était à Lille …
pour observer le fonctionnement de l’instance transfrontalière Eurométropole Lille – Courtrai – Tournai, première du genre dans l’UE. « Le président en exercice qui descend au plus bas niveau d’une Europe en action, c’est un signal fort ! » L’exclamation est de Rudy Demotte, le ministre-président de la Région wallonne, vice-président de l’Eurométropole. Émotion partagée par Stefaan De Clerck, ministre de la Justice belge et autre vice-président Gilles Pargneaux, député européen, également vice-président et Martine Aubry, nouveau chef depuis hier de cette Eurométropole à présidence tournante. La maire de Lille, à la tête de Lille Métropole Communauté urbaine, ne cachait pas sa fierté de susciter ainsi la curiosité du président du Conseil européen.
Il souhaitait « voir concrètement » comment vit et s’organise ce groupement, idée lancée par Pierre Mauroy, il y a quinze ans, concrétisée dans une association en 2000, puis placée sur les fonts baptismaux par une loi de 2006 créant les GECT (groupements européens de coopération transfrontalière).
Lille, Courtrai, Tournai et leur région – 145 villes, 2,2 millions d’habitants dont 30 000 travailleurs transfrontaliers – font vivre une Europe des villes. « L’Europe doit se construire par le haut, par les États, mais aussi par sa base, par les citoyens, par les territoires. L’Europe des régions est déjà une réalité, celle des métropoles est à construire, nous y prenons part », évoque Martine Aubry. Les échanges s’exercent dans le domaine de la santé (conventions entre hôpitaux), de la culture (depuis Lille2004), sur le plan économique, avec les filières d’excellence, les pôles de compétitivité… Herman Van Rompuy a vanté « une région créative », selon lui « un laboratoire de l’intégration européenne » basé sur « du concret ». Tant de compliments n’ont cependant pas masqué les faiblesses ou défis à relever : barrière linguistique, différences juridiques, entraves à la créativité, un lien plus direct à créer avec l’Europe, absence de compétence en matière de police-justice. « Mais ce qui compte, c’est le cap à tenir ! », a encouragé Herman Van Rompuy. •
STÉPHANIE FASQUELLE
Herman Van Rompuy, président du Conseil Européen, se rendra à Lille le 9 avril prochain. Il participera à une séance exceptionnelle de l’Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai, un des premiers groupements européens de coopération transfrontalière.
Illustration de « la construction de l’Europe des métropoles », selon la communauté urbaine de Lille, l’Eurométropole réunit 14 partenaires, 10 côté belge et 4 côté français (Préfecture de région/Etat, conseil régional, Département du Nord, Lille Métropole, Régions Wallonne et Flamande, Provinces, Intercommunalités…). Ce groupement vise à développer les relations transfrontalières entre les villes de Lille, Tournai et Courtrai (Kortrijk).
La séance exceptionnelle de l’Eurométropole se tiendra le vendredi 9 avril 2010 à partir de 16 heures, dans la salle du Conseil de l’Hôtel de Communauté à Lille.
Son prévues des interventions de Martine Aubry, présidente de Lille Métropole Communauté urbaine et future présidente de l’Eurométropole, Stefaan De Clerck, actuel président de l’Eurométropole, bourgmesgtre de Courtrai, Rudy Demotte, vice-président de l’Eurométropole et bourgmestre de Tournai, et Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes.
Treize suicides et huit tentatives ont été recensés depuis le début de l’année. PHOTO AFP Deux drames, à quelques heures d’intervalle. Hier et la nuit dernière, deux employés de France Télécom se sont donné la mort, dans la métropole lilloise. Treize suicides et huit tentatives ont été recensées depuis le début de l’année en France.
Un cadre supérieur de France Télécom, âgé de 57 ans, s’est donné la mort la nuit dernière, sur une passerelle pour piétons située près de la Poste de de Marcq-en-Baroeul, apparemment pour des raisons personnelles, a-t-on appris auprès de l’entreprise. Il s’agit du deuxième suicide en deux jours d’un salarié de l’opérateur dans la métropole lilloise.
Lundi, le corps d’un technicien de 52 ans avait été retrouvé à son domicile de Loos. Le haut responsable de la direction régionale du nord de la France a envoyé un courrier électronique à sa hiérarchie pour expliquer son geste, invoquant une « situation personnelle difficile », selon France Télécom. En arrêt depuis plusieurs mois pour dépression, il devait bénéficier d’un dispositif de retour au travail aménagé. « Ce drame est lié à une situation personnelle extrêmement douloureuse, qui était identifiée et suivie », selon un porte-parole de France Télécom.
Deux suicides en quelques heures
« Un de nos salariés s’est suicidé aujourd’hui (NDLR : hier). C’est son manager, inquiet de ne pas le voir venir au travail ce matin, qui s’est rendu chez lui et a pu rentrer sur les lieux avec l’aide d’une voisine », a précisé un porte-parole de France Télécom, confirmant une information des pompiers. « C’est un drame terrible dont nous ignorons les raisons mais qui nous affecte tous », a-t-il souligné.
Père de quatre enfants, séparé depuis plusieurs années, l’homme était technicien dans un répartiteur (un central téléphonique) de Lille. « Il était à son poste depuis de nombreuses années, et a priori il était bien à ce poste. Ce n’est pas quelqu’un qui était touché par une restructuration », selon le porte-parole de France Télécom.
Une cellule d’aide psychologique devait être rapidement mise en place pour les salariés du centre d’appel concerné, et un médecin du travail était attendu sur place dès ce mardi.
Trente-cinq salariés de France Télécom se sont suicidés en 2008 et 2009. Au 5 mai, l’Observatoire du stress avait recensé 13 suicides et 8 tentatives depuis le début de l’année.
vendredi 05.03.2010, 05:07 – La Voix du Nord
Nordine Khabzaoui, de la mosquée Abou Bakr du Pile, se présente comme le porte-parole du nouveau collectif.
| ON EN PARLE |
L’annonce a été faite officiellement hier, par Nordine Khabzaoui, désormais porte-parole officiel de l’union des six mosquées de Roubaix.
PAR WILFRIED HECQUET
roubaix@lavoixdunord.fr
Ces dernières semaines ont visiblement été difficiles à vivre pour la communauté musulmane de Roubaix. L’affaire du burger halal du restaurant Quick ( nos précédentes éditions), a en effet été mal perçue par certains musulmans, qui se sont sentis stigmatisés. L’annonce, hier, de la création d’une union des six mosquées de Roubaix (Epeule, Trois ponts, Fosse aux Chênes, Pile et deux à l’Alma), fait donc directement suite à cette affaire, comme l’explique Nordine Khabzaoui, désormais porte-parole de ce collectif dont le nom précis et les statuts restent encore à déterminer : « Cette union représente l’intégralité de la communauté musulmane de Roubaix, que nous estimons à 55 % de la population totale de la ville. Nous voulons parler d’une seule voix, d’abord pour dire qu’on n’a jamais rien demandé à Quick en matière de halal. Il s’agissait bien d’une offre commerciale.
Mais on ne comprend pas le battage médiatique autour de ça. On en a plus qu’assez de cette stigmatisation de la communauté musulmane, qui revient en moyenne tous les deux mois dans l’actualité (…) Notre seul et unique souhait est de vivre en parfaite harmonie, en tant qu’individus faisant partie de la République. » Le but de l’union sera donc désormais « d’apporter des réponses claires, car à chaque fois on est présentés sous un mauvais jour. » Dans l’histoire du Quick, « c’est la plainte du maire de Roubaix qui a été mal perçue par les fidèles », précise Nordine Khabzaoui.
Mais depuis, « il nous a reçus pour nous expliquer et présenter des excuses ». René Vandierendonck précise de son côté s’être excusé, mais « auprès des personnes qui ont pu être choquées parce qu’elles ont mal interprété mes propos » tout en répétant n’avoir jamais eu de démarche contre le halal en lui-même.
L’union des mosquées a déjà des projets pour peser dans le paysage local : « On est une force citoyenne, pas politique, mais qui se voudra force de proposition à l’avenir », souligne Nordine Khabzaoui, qui détaille les projets du nouveau collectif : « Nous voulons peser pour la création d’un carré musulman. C’est un problème depuis trois ans à Roubaix, car le premier carré réservé est saturé. Ensuite, nous souhaitons lancer une véritable certification halal, qui pose pour l’instant problème dans le Nord – Pas-de-Calais, car pour l’instant, dans la région, aucun centre ni organisme attitré ne peut certifier. On espère avoir cette certification avant la fin d’année, pour garantir l’origine et la traçabilité des produits halal, et aussi permettre de financer les mosquées de Roubaix dont quatre ont des projets de rénovation ou de reconstruction. Notre troisième chantier, sera de sensibiliser la communauté musulmane à son rôle et à ses devoirs vis-à-vis de la ville et de la société, notamment la participation au vote et aux débats de société.
Pour qu’à l’avenir, on nous considère comme des citoyens français à part entière. »
mercredi 10.02.2010, 05:02
Le transporteur Flèche du Nord comptait deux agences dans la région en 2009.
Une à Escaudain dans le Valenciennois et l’autre à Lillers. En grande difficulté, l’entreprise a été rachetée par une autre société de transport (STVE). Mais cette dernière a fait l’impasse sur le site lillérois, plus assez rentable. Depuis le 4 janvier, le bâtiment est fermé et 34 salariés viennent de recevoir leur lettre de licenciement.
Une seule mutation à Escaudain
La Société des transports Van Elslande est venue au secours de Flèche du Nord, mise en redressement judiciaire en septembre 2009. À Lillers, 35 personnes étaient employées et le principal client, le groupe Hepner, n’a pas renouvelé son contrat. L’agence lilléroise n’était plus rentable. Au moment du rachat, l’entrepreneur n’a donc pas souhaité conserver cette partie de l’entreprise.
Une proposition a néanmoins été faite aux 35 salariés du site. Un seul a accepté la mutation sur Escaudain où toute l’activité est désormais centralisée.
Les 34 autres ont été licenciés mais, en guise de consolation, profitent des avantages sociaux inhérents au territoire du Valenciennois où est basé le siège social. Le contrat de transition professionnelle est spécifique au bassin d’emploi défavorisé. Ils bénéficient en effet d’une année de salaire et d’un suivi personnalisé.
Aujourd’hui, un bâtiment est vacant sur la zone d’activité lilléroise. Les élus du Saziral travaillent déjà au développement de cette zone dédiée au transport et cherchent une société susceptible d’investir le site prochainement.
mercredi 27.01.2010
| Travail illégal |
Déjà en retard, avec une livraison prévue dans les prochains jours ou semaines, voilà une affaire dont le chantier du nouveau casino Barrière de Lille se serait bien passé. Hier matin, une opération contre le travail dissimulé s’y est déroulée. Quatorze Romains ont été arrêtés, les deux employeurs sont en garde à vue. …
Il s’agissait d’une opération régulière de contrôle, menée sous l’égide du COLTI (comité opérationnel de lutte contre le travail illégal) du Nord, elle a mobilisé des agents de la police aux frontières, de l’inspection du travail, de l’URSSAF. Au total, 119 salariés ont été contrôlés. Selon la préfecture, « quatorze Roumains démunis de titres les autorisant à travailler », mais simplement munis d’un permis de séjour, ont été interpellés et placés en garde à vue. Il l’étaient toujours ce mercredi matin à 10 heures.
Une procédure a été ouverte contre leurs deux employeurs, qui ont été placés en garde à vue, pour « emploi d’étangers sans titre de travail » . Rappelons que les Bulgares et Roumains, membres de l’Union européenne, sont soumis pendant une période transitoire à la détention d’un titre de séjour et à une autorisation de travail afin d’exercer un métier en France.
Les heures de travail des employés auraient été minorées, un partie non déclarées. La majorité des Romains n’avaient pas de fiches de paye.
La direction du casino précise que la société visée est un « prestataire ». « Nous avions demandé aux entreprises prestataires de fournir des attestations sur l’honneur signées afin que les gens travaillent dans le respect du code du travail. » Des engagements visiblement pas toujours appliqués.
Dans un « Clic-clac » du 1er janvier, une lectrice déplorait la fermeture de la boucherie Delcour rue de Lannoy. Les gérants nous ont contactés et expliqué les raisons de leur départ.
Cette lectrice s’interrogeait ainsi : « Il sera bientôt impossible de trouver à proximité une côte de porc ou du jambon de qualité. Est-ce parce que cela demande trop de travail que plus personne ne reprend ce genre de commerce ? » Il est exact qu’à Roubaix, les boucheries traditionnelles se comptent sur les doigts d’une main mais Martine et Jean-Luc Delcour ne se plaignent pas de la pénibilité de l’activité. Ils dénoncent un environnement hostile. Durant 30 ans, ils ont tenu la boucherie installée au 267 rue de Lannoy. « C’est vrai que notre clientèle, composée de personnes âgées, ne se renouvelait pas beaucoup , dépeint Martine Delcour. Mais la fréquentation restait suffisante. Nous aurions pu continuer… » Il est indéniable que les habitudes alimentaires ont changé. Jean Vincent, boucher traditionnel installé boulevard de Fourmies, le confirme. « Pour nous démarquer des grandes surfaces, nous proposons des produits de qualité donc plus onéreux.
Forcément, tout le monde ne peut pas se le permettre… » Dans ce secteur plus favorisé, lui n’a jamais subi de remarques désobligeantes.
De leur côté, les Delcour ont préféré fermer boutique en novembre 2009, vendre l’immeuble et tirer un trait sur le fonds de commerce. Ils ont emménagé à quelques dizaines de kilomètres, profitent de leur retraite mais gardent un goût amer de leur départ prématuré. « Des jeunes ont manifesté leur écoeurement parce que nous n’étions pas une boucherie hallal, relate Jean-Luc Delcour.
Une fois, un adolescent a même craché sur mon comptoir… » Son épouse poursuit : « Nous recevions des jets de soda ou de yaourt sur notre vitrine. » Des comportements isolés ? « Je ne suis pas au courant de ces agissements , indique un travailleur social des Trois Ponts. Mais je ne peux pas dire que c’est impossible. Ça pourrait se produire car l’influence cultuelle est très forte dans les quartiers. » Un autre professionnel, exerçant dans les quartiers Est, et préférant conserver l’anonymat, complète laconiquement : « La situation est explosive… » Nathalie Desfrennes, présidente de l’association Commerces et Quartiers et de l’union des commerçants de la rue de l’Épeule, se souvient à son tour d’une anecdote : « Un client a protesté dans mon magasin parce que je mangeais une clémentine en période de ramadan ! »
Problème de voisinage
« Une partie de notre clientèle, vieillissante et dépendante, ne pouvait plus se déplacer , reprend M. Delcour. Certains ont arrêté, m’ont-ils dit, de commander des saucisses ou du jambon parce que leur auxiliaire de vie refusait de transporter des morceaux de porc. » (Lire notre encadré) Autre souci de taille rencontré par le couple Delcour : des voisins encombrants : « Ils nous empêchaient de dormir. Lorsque mon mari leur faisait des remarques, ils nous insultaient. À force, nous n’osions plus rien dire… » Les Delcour ont donc quitté l’appartement qu’ils habitaient au-dessus de la boucherie et se sont installés à 35 km de leur lieu de travail.
Lassitude et désarroi ont subrepticement pris le dessus : « Les cinq dernières années ont été un enfer ! » , résume Mme Delcour. Jusqu’au jour, le 30 août 2008, où elle a été agressée par un occupant non identifié de la maison voisine : « Nous faisions des travaux dans la cour. De l’eau a dû passer par-dessus le mur… Un homme a surgi perché sur une échelle pour nous menacer, puis a frappé à la porte du garage, j’avais toujours le tuyau d’arrosage dans les mains… » L’individu s’empare alors du tuyau, le coince dans la bouche de Mme Delcour et lui tord le bras, relate-t-elle.
« Si sa femme n’était pas intervenue, je serais morte ! » Cette agression vaudra à Martine Delcour trois semaines d’arrêt. Elle dépose plainte (procès verbaux et certificats médicaux ont été présentés à la rédaction, ndlr). La suite, elle l’ignore. « Pour notre part, nous avons continué à vivre dans la peur. » « C’est le procureur qui décide de la procédure. Les plaintes contre X sont difficiles à résoudre », indique-t-on au commissariat. « Nous avons également alerté la municipalité, relate Jean-Luc Delcour. M. Rousselle (maire adjoint des quartiers centre, ndlr) nous a rencontrés mais les problèmes ont persisté. » « Je les ai vus à plusieurs reprises, confirme Jean-Pierre Rousselle. À chaque fois, j’ai fait le nécessaire : appelé la police municipale ou nationale, sollicité les services municipaux. J’ai même organisé une réunion en mairie avec le propriétaire du bâtiment voisin ! » Des actions qui, selon l’élu, ont calmé temporairement les tensions. « Puis les problèmes ressurgissaient, les locataires changeaient… » Et le couple Delcour a baissé les bras… et le rideau.w
Source Publié le vendredi 22 janvier 2010



