Archive pour la catégorie ‘Actualité internationale’
le Vendredi 27 Août 2010 source : clubic
La Chine aurait ainsi envoyé des inspecteurs afin de vérifier la conformité des entreprises avec ce programme. Selon l’agence de presse AP, ces inspecteurs ont déjà conseillé à certaines entreprises de se doter de firewalls ou d’autres mesures de sécurité éditées par des sociétés chinoises.
Du coup, certains éditeurs comme Cisco ou Symantec pourraient être obligés de passer des partenariats avec des entreprises locales. Ce programme suscite donc les critiques des tenants de la liberté du Commerce, principe fondateur de l’OMC. D’un autre côté, la Chine se défend en expliquant que de nombreux gouvernements protègent leurs infrastructures grâce à des entreprises nationales.
Les firmes concernées comme Symantec, Trend Micro ou encore Juniper, Cisco ou McAfee n’ont pas encore souhaité réagir à cette annonce.
Les critiques de la guerre en Afghanistan se sont amplifiées mardi à Washington après les révélations massives de documents secrets par le site WikiLeaks, qui jettent davantage le doute sur la stratégie de Barack Obama dans ce conflit impopulaire. « Réveille-toi Amérique. La publication par WikiLeaks des documents secrets nous donne 92.000 raisons de mettre fin à la guerre », a lancé mardi à la Chambre des représentants le représentant démocrate de gauche Dennis Kucinich, l’un des plus farouches opposants au conflit afghan. M. Kucinich faisait référence aux quelque 92.0000 documents confidentiels révélés lundi, dont certains dénonçant le soutien présumé du Pakistan aux insurgés afghans. En outre, mardi soir, une résolution pour le retrait des troupes américaines du Pakistan présentée par M. Kucinich, avec l’élu républicain libertaire Ron Paul, a été rejetée par la Chambre des représentants par 38 voix contre 372. Malgré cette défaite, les deux hommes ont pu faire entendre leurs arguments sur le volet pakistanais du conflit afghan. Habitués de la contestation anti-gouvernementale, ils se fondent sur un texte de 1973, adopté après la guerre du Vietnam, qui donne au Congrès seul le pouvoir d’autoriser des conflits. Ces critiques n’ont toutefois pas empêché la Chambre des représentants de débloquer près de 60 milliards de dollars pour le financement du conflit afghan et l’envoi des 30.000 soldats supplémentaires annoncés par le président Obama en décembre. Mais au passage, les démocrates ont perdu le soutien de Dave Obey, le président de la puissante commission chargé de répartir les fonds fédéraux. « Le gouvernement afghan n’a pas fait preuve de la détermination, de la fiabilité et de la capacité de jugement nécessaires pour parvenir à une conclusion heureuse », a-t-il dit. Les partisans de la guerre en Afghanistan appellent de leur côté à un financement sans délai des opérations de guerre. « Couper les vivres au milieu de ce combat équivaut à un abandon », a dit le républicain Howard « Buck » McKeon. Mais M. McKeon a toutefois critiqué la stratégie de M. Obama qui prévoit un début de retrait américain en juillet 2011. Pour lui, cette date « ne peut être dictée arbitrairement à Washington », mais elle doit suivre l’évolution des opérations sur le terrain. L’ex-ambassadeur américain en Irak, Ryan Crocker, s’est inquiété mardi au Sénat de cette même date. M. Crocker craint que les talibans puissent voir cette date comme celle « à laquelle ils doivent s’accrocher », avant que les choses ne s’améliorent pour eux. Face à l’agitation médiatique et la montée des critiques, le président Obama a affirmé mardi que les documents confidentiels sur l’Afghanistan ne révélaient rien de nouveau mais justifiaient sa décision de remettre à plat la stratégie américaine dans ce pays. Le président s’est dit « inquiet » d’une telle fuite, susceptible de « menacer des personnes ou des opérations » sur le terrain. Mais « ces documents ne révèlent pas de problèmes qui n’ont pas déjà nourri notre débat public sur l’Afghanistan », a-t-il assuré devant la presse à la Maison Blanche. De son côté, le sénateur démocrate John Kerry s’est posé en défenseur de la stratégie du président Obama. « Je pense qu’il est important de ne pas en faire trop et de ne pas trop s’exciter sur la signification de ces documents », a-t-il déclaré lors d’une audition sur le conflit afghan au Sénat.De Emmanuel PARISSE (AFP) –
27 juil. 2010 WASHINGTON —source AFP
Mise à jour, à la demande de l’intéressé :
« PRECISION RECTIFICATIVE : Contrairement à ce qui a été écrit ci-dessous, Nicolas Dupont-Aignan n’est pas « membre » de la Fondation franco-américaine, mais son nom figure dans la liste des Young Leaders. »
(Ndlr : La French american foundation est une association. Quand un postulant volontaire et parrainé est admis, à sa demande, au programme « Young Leaders », il ne devient pas pour autant « membre » de la FAF. Il est simplement un « Young Leader » sélectionné par l’association.)
Décapactu : Comment et pourquoi la French-American Foundation (FAF) a été créée ?
Pierre Hillard : A l’origine, la French-American Foundation (FAF) a été créée par trois éminents Américains en 1976 : James G. Lowenstein, James Chace et Nicholas Wahl. Les deux premiers étaient membres du très influent CFR (Council on Foreign Relations) où s’élabore la politique étrangère américaine tandis que le troisième était professeur de science politique. Ces représentants américains se sont appuyés sur des Français occupant de hautes fonctions.
Ainsi, on retrouve un des fondateurs de la revue « Le Point », Olivier Chevrillon ; le président de Péchiney, Pierre Jouven ; le futur représentant du comité exécutif de EADS, Jean-Louis Gergorin qui travaillait au ministère des Affaires étrangères ; le futur président de l’Institut français des relations internationales (l’IFRI), Thierry de Montbrial …
Le lancement officiel de la FAF eut lieu grâce à la proposition du président Giscard d’Estaing, lors d’un repas à l’ambassade de France à Washington le 18 mai 1976, en présence du président des Etats-Unis, Gerald Ford et du Secrétaire d’Etat, Henry Kissinger. Le but recherché comme le rappellent les textes officiels est le suivant : « L’objectif de la Fondation franco-américaine est de renforcer la relation franco-américaine considérée comme un élément essentiel du partenariat transatlantique ». Cette formulation atlantiste recèle, bien évidemment, beaucoup de choses.
Décapactu : Qu’y fait-on ?
PH : De multiples rencontres ont lieu entre représentants français et américains afin de discuter de sujets comme la défense, la politique, le journalisme, le syndicalisme … Dans le cas de ce dernier, le syndicaliste américain et président de l’AFL-CIO, John Sweeney, a participé à ces rencontres sous l’égide de la FAF comme le souligne le rapport French-American Foudation 2003 – 2004. En fait, il s’agit de « lisser » les points de vue afin d’aboutir à un consensus favorable au partenariat transatlantique. Toutes ces rencontres officielles et officieuses permettent de créer une communion de pensée parmi les acteurs de la FAF appartenant à des secteurs variés.
Décapactu : Que répondez-vous à ceux qui disent que la FAF n’est rien d’autre qu’un club cultivant l’amitié entre les peuples américain et français ?
PH : Il va de soi qu’évoquer le principe d’un « club cultivant l’amitié entre les peuples américain et français » est une farce. D’abord, l’amitié n’existe pas entre les Etats. En revanche, on peut assister à des élans d’amitié entre certains peuples. Cependant, restons prudent. En effet, en raison des rivalités économiques et, parfois, militaires, ces liens d’amitié peuvent vite disparaître. Ensuite, à la lecture des noms composant le groupe des généreux donateurs1 et dirigeants2, on peut se dire que des raisons bien matérielles et idéologiques doivent agiter les esprits de la FAF. En effet sans tous les nommer, on y trouve Franck Carlucci du groupe Carlyle ; David Rockfeller, ancien président du Council on Foreign Relations et fondateur de la Trilatérale ; Ernest-Antoine Sellière, ancien président du patronat français et européen ou encore un des anciens présidents de la FAF, John Negroponte, ancien ambassadeur à Bagdad. A ce niveau, la philanthropie n’existe pas.
Décapactu : Comment entre-t-on à la FAF et qui en fait partie ?
PH : La French-American Foundation se subdivise en deux branches : New York et Paris. Dans les deux cas, l’objectif de la FAF est d’intégrer des personnes appartenant à l’élite politique, économique, militaire et journalistique afin de véritablement quadriller le terrain. Pendant de nombreuses années, c’est le professeur de science politique et membre du CFR, Ezra Suleiman, qui fut le seul habilité à accepter les recrues françaises de la FAF désignées par le terme de Young Leaders. Comme le rappelle avec netteté le programme de sélection : « Depuis son lancement en 1981, le programme des Young Leaders aspire à sélectionner chaque année les candidats français susceptibles d’occuper des postes à haute responsabilité. Une démarche identique est adoptée aux Etats-Unis ». Les textes officiels précisent que la sélection s’opère en 3 phases :
1) « La première phase consiste à pré-sélectionner des candidats. Celle-ci se fait par l’intermédiaire du réseau de la French-American Foundation, par d’anciens Young Leaders ou d’actuels membres du Conseil de surveillance. Récemment, un effort a été entrepris pour diversifier socialement et professionnellement les candidats, notamment par le repérage dans la presse des profils prometteurs.
2) La deuxième phase consiste à recueillir formellement les candidatures. Les dossiers ainsi constitués contiennent la biographie du candidat et une lettre de recommandation. Des entretiens de motivation sont organisés.
3) La dernière phase de la procédure est la sélection finale des candidats. Après avoir reçu le dossier de chaque candidat, le Comité de sélection se réunit. Ce Comité comprend environ 10 membres dont la majorité sont des anciens Young Leaders. Les candidats ayant obtenu le plus de voix sont sélectionnés ».
Comme on peut le constater, n’entre pas qui veut à la FAF. Les gagnants sélectionnés sont véritablement « la crème de la crème » parce que tout simplement, il faut véritablement montrer patte blanche. Par conséquent, les noms américains et français, membres des Young Leaders, sont véritablement une élite dont l’objectif officiel est de « renforcer la relation franco-américaine considérée comme un élément essentiel du partenariat transatlantique ». Côté américain, nous pouvons relever le président Bill Clinton ; sa femme, Hillary Clinton ; l’ex-patron de l’OTAN en Europe, le général Wesley Clark … La liste est longue3. Dans le cas des Young Leaders français, nous trouvons de nombreux journalistes comme Christine Ockrent, Jean-Marie Colombani (Le Monde), Emmanuel Chain, Jérôme Clément (président d’ARTE) ; mais aussi de nombreux députés socialistes, François Hollande, Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg ; et de l’UMP, Alain Juppé, Yves Censi, Valérie Pécresse, Philippe Auberger, Jacques Toubon, Eric Raoult ou encore Nicolas Dupont-Aignan …4.
Décapactu : On trouve dans la liste des Young Leaders beaucoup de partisans du néolibéralisme et des atlantistes déclarés. Mais comment expliquez-vous la présence de personnalités comme Arnaud Montebourg, François Hollande ou Nicolas Dupont Aignan ?
PH : La grande force de la FAF est d’accueillir en son sein les représentants politiques issus des grands courants qui officiellement s’opposent : le socialisme et ce que l’on appelle abusivement la droite, l’UMP. En fait, la classe politique française s’est ralliée depuis longtemps au dogme du mondialisme anarcho-capitaliste. Cependant, il est utile pour le système de maintenir une opposition artificielle alors qu’en fait, nous vivons dans le régime du parti unique. En jouant l’alternance droite/gauche, on fait croire au peuple qu’il y a une autre politique possible. En fait, ces dirigeants politiques UMPS mènent le pays vers la même direction : l’intégration à un bloc euro-atlantique, prélude à l’Etat mondial. Le cas de Nicolas Dupont-Aignan est intéressant. Officiellement, ce monsieur défend avec passion la souveraineté française mâtinée de gaullisme. En fait, c’est un leurre. Son appartenance à la FAF, depuis 2001, le prouve. Je rappelle que si NDA a été accepté au sein de la French-American Foundation, cela signifie qu’il a dû présenter obligatoirement des gages prouvant sa bonne foi. On ne trompe pas facilement les élites mondialistes de la FAF. Ce politicien est utile au système parce qu’il est un dérivatif.
En effet, il doit donner l’illusion qu’il défend un idéal classique de défense de la souveraineté nationale donnant l’espoir qu’une chance existe, qu’une échappatoire est possible. Ainsi, il pourra canaliser un courant de Français mécontents du système politique classique en leur faisant miroiter des possibilités d’un meilleur lendemain à condition de se battre, d’y croire, de s’engager avec passion, blablablablabla … Comme le disait Racine, « J’embrasse mon adversaire pour mieux l’étouffer ». Dans le cas de NDA, il s’agit de contrôler un mouvement du peuple en faveur de la cause nationale pour ensuite arrondir les angles, empêcher que les vrais patriotes puissent diffuser de véritables informations sur les origines de l’européisme et du mondialisme.
Quand on ne peut pas arrêter une tendance, en particulier la rébellion de nombreux Français en faveur du retour à la souveraineté, il est préférable d’accompagner le mouvement pour l’étouffer par la suite. C’est la mission de NDA. Ce dernier ne doit pas jouer la comédie de l’homme qui n’est pas au courant des objectifs de la French-American Foundation compte tenu des conditions de sélection pour y adhérer. Quant on fait partie de la FAF dont le but ultime est de réaliser un bloc euro-atlantique complet, on ne peut pas en même temps être gaulliste et se présenter comme un ardent défenseur d’une France souveraine. Dans le cadre de la course à la présidentielle pour 2007, NDA a mobilisé des espoirs pour récolter 500 signatures. Comme par hasard, l’affaire a échoué au grand dam des Français fidèles à la cause gaulliste. N’est-ce pas là un bon exemple de stérilisation des bonnes énergies ?
Décapactu : Pensez-vous que la direction d’un des plus grand parti de France puisse appartenir à la FAF ?
PH : C’est le cas de François Hollande, le patron du PS. Il suffit aussi de voir la longue liste des politiques membres du parti socialiste et de l’UMP appartenant à la FAF. Peu importe l’équipe au pouvoir, la FAF aura ses hommes et ses femmes au pouvoir en France au service de l’Atlantisme. Il ne faut pas oublier aussi la présence de nombreux membres de la FAF au sein des grandes entreprises et du milieu journalistique. D’une certaine manière, tout est verrouillé.
Pierre Hillard
Docteur en science politique

Ses propos nuancés sur un éventuel impôt vert européen devant le groupe de Bilderberg circulent dans les capitales…
BREUXELLES Le Premier ministre Herman Van Rompuy (CD&V), jusqu’ici très discret sur ses ambitions européennes, a présenté jeudi soir sa vision sur l’Europe au groupe de Bilderberg, qui réunit des personnalités de l’élite mondiale de la politique et des affaires, lors d’un dîner à Val-Duchesse, affirment samedi les journaux économiques L’Echo et De Tijd.
Il a notamment expliqué, « avec toutes les nuances possibles », devant ce club très « select », que les esprits mûrissaient parmi les dirigeants européens en faveur d’un impôt « vert » propre à l’Union européenne, afin de réduire les contributions financières des Etats-membres. La reprise économique ne suffira pas à réduire les déficits budgétaires « gigantesques » de nombreux pays de l’UE, a ajouté M. Van Rompuy.
‘De Tijd’ rapporte également que l’actuel Premier ministre belge a semble « embêté » par une question d’un participant italien sur ce nouvel impôt « vert » – alors que la question d’une fiscalité européenne propre reste très délicate. Ses propos circulent désormais dans toutes les capitales européennes, au risque d’hypothéquer ses chances dans la course à la présidence du Conseil de l’Union, à quelques jours du sommet européen extraordinaire du 19 novembre, souligne le journal.
Les discrètes conférences Bilderberg réunissent des décideurs et leaders d’opinion occidentaux pour une sorte de Forum de Davos secret et interdit à la presse. La première a eu lieu en 1954 aux Pays-Bas, dans l’hôtel Bilderberg de Oosterbeek (centre des Pays-Bas), dont elle a gardé le nom.
03/05/2009

Chavez s’attaque au riz
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Photo: AFP/Thomas Coex Hugo Chavez (archives) |
Le président vénézuélien Hugo Chavez a envoyé l’armée prendre le contrôle de deux usines de riz. Il menace de nationaliser les producteurs de cette céréale s’ils refusent de la vendre au prix fixé par le gouvernement.
L’armée est intervenue lundi dans l’État de Portuguesa, afin d’occuper la fabrique de la société Mary, qui fournit près du tiers du marché, selon les images diffusées par la télévision publique vénézuélienne. Pendant le week-end, les forces de l’ordre ont aussi saisi une usine de l’entreprise Alimentos Polar, dans l’État de Guarico.
« C’est une mesure de supervision et de contrôle, car il est nécessaire de garantir que le riz parvienne aux consommateurs », a déclaré le gouverneur de Portuguesa, Wilmar Castro.
Le président vénézuélien Hugo Chavez avait annoncé cette prise de contrôle de la filière du riz samedi dernier. Il accuse les industriels de ne pas avoir respecté le prix des denrées de base, régulé depuis 2003 par les autorités.
Ce gouvernement est là pour protéger le peuple, pas la bourgeoisie ou les riches.
— Hugo Chavez
La direction de Polar a annoncé lundi son intention de déposer un recours en justice. L’entreprise estime que le gouvernement gère 48 % de la production nationale de riz, contre 6 % pour l’entreprise privée.
Depuis dix ans, le gouvernement vénézuélien a initié une vague de nationalisations dans les secteurs clés comme l’énergie, le ciment ou les télécommunications. Il fournit des denrées alimentaires de base à bas prix dans les marchés gérés par l’État, connus sous le nom de « mercales ».
La hausse des denrées de base a atteint 41 % l’an dernier au Venezuela, soit dix points de plus que le taux d’inflation (taux qui bat le record d’Amérique latine).





